• Alessandra Barberi-Ettaro

3 choses à valider ABSOLUMENT avant de reprendre le travail après à un Burnout




Vous êtes passé par la case Burnout, ou par une phase d'épuisement professionnel intense ? Cela signifie sans doute que vous êtes resté un certain moment soit en arrêt de travail, soit en congés. Peut-être même que vous avez démissionné où encore que vous avez été licencié.

Un temps d'arrêt est réellement important est bénéfique suite à un Burnout. Mais, tôt ou tard, arrive le moment fatidique de devoir reprendre le chemin du retour vers le travail. C’est là que les choses peuvent se compliquer parfois.

Entre les doutes qui vous assaillent, l’appréhension du travail qui s’est cumulé en votre absence, et qu’il va falloir rattraper, la mise à jour nécessaire à faire avant de reprendre, le décalage que vous percevez peut-être entre votre quotidien et la réalité du marché, il n'est pas rare de vivre cette période dans l’appréhension, l’angoisse et le stress.


La préparation au retour à l'emploi après un burnout, n'est donc pas à négliger, car si elle n'est pas anticipée et abordée de façon réfléchie, la rechute peut en être une conséquence majeure.

Je vois malheureusement encore trop de personnes faire des rechutes suite à une mauvaise reprise. Pour cette raison, je vais vous partager dans cet article, les 3 choses à valider absolument avant de reprendre le travail après un Burnout.

N’hésitez pas également à vous former pour comprendre ce que vous avez vécu et savoir comment éviter la rechute.




#1 - Valider votre niveau d’énergie

Vous devez absolument être sûr que les batteries sont pleinement rechargées avant de reprendre le travail. Cela signifie que vous vous sentez suffisamment reposé, en forme, et motivé à l'idée de reprendre un rythme de travail régulier et quotidien. Si besoin N'hésitez pas à reprendre en douceur avec un pourcentage diminué du taux horaire, le temps qu'il faudra et l’augmenter progressivement.

Reprendre le travail avec un état de fatigue encore présent il est réellement risqué car en reprenant le travail la fatigue risque d'être amplifiée et de se cumuler à la fatigue précédente.

Impossible donc de remettre les batteries à 0, et c’est un cercle vicieux qui s’installe avec éventuellement de la fatigue chronique, et toutes les conséquences qui s’en suivent.


Mon conseil : Apprenez à être de plus en plus à l’écoute de votre corps. C’est votre meilleur allié. Apprenez à décoder les messages qu’il vous envoie, et à savoir ce dont vous avez besoin pour vous sentir en pleine forme. Respectez vos besoins, quitte à en faire une priorité absolue, le temps qu’il faudra. N’oubliez pas que d’une certaine façon, vous avez déjà trop « tiré sur la ficelle » et qu’il faut rééquilibrer les choses à présent.







#2 – Valider votre motivation

Reprendre le travail après un Burnout, ou une période d’épuisement, et par conséquent, après une période d’absence, peut générer une certaine appréhension lors du retour au travail. Et cela est tout à fait normal ! C’est d’ailleurs valable pour tout dans la vie. Tout ce que l’on fait habituellement et que l’on stoppe pendant une certaine période génère une certaine forme d’appréhension lors de la reprise. On le voit notamment avec les périodes de rentrée.

Par contre, une appréhension intense, un manque considérable de motivation, une hantise, voir une panique à l’idée de reprendre, est un signe qu’il y a quelque chose de plus profond, de plus difficile ou de plus douloureux.

Vous n’êtes tout simplement pas prêt.e pour la reprise. Vous prendriez donc un risque supplémentaire, à reprendre le chemin du travail trop tôt. Par contre, dans ce cas-là, ce n’est pas de temps dont vous avez besoin, mais plutôt d’effectuer un « travail » spécifique à votre Burnout. Mettre en lumière et faire un bilan de ce qui l’a causé, votre relation au travail, votre situation professionnelle ou ce que vous avez vécu professionnellement, etc. Et pour cela, le mieux (et quasi-indispensable même) est de vous faire accompagner par un professionnel (un coach, un thérapeute, etc.)




Mon conseil : N’attendez pas trop longtemps avant de le savoir si vous êtes prêt à reprendre le travail. Pour cela, projetez-vous régulièrement, mentalement, et voyez dans quel état cela vous mets. Si vous ne vous sentez pas bien, et que vous ne voyez pas d’amélioration au fur et à mesure des jours qui passent, songez à vous faire accompagner rapidement.






#3 – Valider la compatibilité

La troisième chose à valider avant de reprendre le travail, c’est votre compatibilité avec ce travail. Cela paraît évident, cependant, rares sont les personnes qui y pensent. Si vous avez fait un Burnout, ou avez été dans un état d’épuisement professionnel intense, il y a de fortes chances, que certains éléments entre vous et votre travail ne collent pas ou soient incompatibles d’une manière ou d’une autre. Cela génère en effet un décalage et un déséquilibre important au fur et à mesure, qui finit par créer une certaine « rupture » au bout d’un certain temps (burnout). Là encore, une aide extérieure vous sera précieuse, pour faire le point, et faire un bilan global par rapport à ces deux facteurs déterminants (vous et vos valeurs et leur compatibilité avec votre travail).


Reprendre le travail trop tôt, et sans avoir validé ce point, peut s’avérer risqué en termes de probabilité de rechute.

Malheureusement, ce point est totalement occulté, et les personnes qui font un Burnout, n’ont pas conscience à quel point cela est primordial.


Mon conseil : Mettez en lumière vos valeurs et vos besoins professionnels. Posez-vous ensuite la question de savoir si votre emploi vous permet de les respecter, et de vous exprimer dans ce sens. N’hésitez pas à faire appel à un professionnel expert dans ce domaine, pour vous aider à vous poser les bonnes questions, et à y voir plus clair, car la plupart du temps, ce sont des questionnements que l’on n’a pas l’habitude de se faire, et on peut vite être totalement perdu.




En conclusion…

Reprendre le travail après un Burnout ou une période d’épuisement professionnel intense, ne doit pas être négligée ou prise à la légère. Il est primordial de valider certaines étapes, et certains aspects, pour ne pas risquer de faire une rechute dans les mois qui suivent la reprise. Une rechute après un Burnout, vient l’aggraver et retarder d’avantage la récupération, aussi bien physique, que psycho-émotionnelle. De plus, la reprise suivante en sera d’autant plus délicate. Vous pouvez avec cet article, faire le point vous-même, et vous posez les bonnes questions. En revanche, si vous sentez que vous avez de la peine, ou que vous sentez la peur et la panique arriver, n’hésitez pas à demander de l’aide.

Vous pouvez si vous le souhaitez également bénéficier d’un échange offert avec moi pour faire le point, et voir ensemble comment je peux vous aider. Pour cela, il vous suffit de réserver le créneau de votre choix, directement dans mon agenda, en cliquant ici. Dans tous les cas, j’espère que cet article aura pu vous aider et vous apporter des pistes concrètes pour une reprise optimal.

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